Faut-il changer de logiciel dentaire ou lui ajouter un outil à côté ?

Remplacer son logiciel de cabinet ou lui ajouter un outil à côté ? Cet article part des gênes du quotidien, explique ce qu'une migration demande (reprise des dossiers, formation de l'équipe, télétransmission) et donne les questions à poser à chaque éditeur avant de décider.

La rédaction d'Assistdent6 min de lecture

En bref

Changer de logiciel dentaire se justifie quand la facturation, la télétransmission ou le suivi de l'éditeur posent problème. Si le logiciel fait bien ce travail et que la gêne vient de l'agenda, des devis ou du laboratoire, un outil ajouté à côté évite une migration. Dans les deux cas, faites écrire ce qui sera repris et ce qui restera au logiciel actuel.

Votre logiciel de cabinet tient la facturation et les dossiers depuis des années, mais l'agenda, les devis ou le suivi du laboratoire font perdre du temps à l'équipe. Faut-il changer de logiciel dentaire, ou lui ajouter un outil à côté ? Les deux choix existent, et ils ne demandent pas le même effort au cabinet. Cet article vous aide à décider à partir de vos gênes du quotidien, avec les questions à poser à chaque éditeur.

Partir de ce qui gêne le cabinet au quotidien

Avant de comparer des logiciels, notez ce qui ralentit l'équipe. Pendant une semaine, l'assistante et le praticien relèvent chaque tâche qui prend trop de temps ou oblige à téléphoner. Les mêmes gênes reviennent souvent.

  • Un agenda qui ne signale pas les conflits, ou des rappels envoyés à la main.
  • Des devis de prothèse refaits de zéro pour chaque patient.
  • Des appels au laboratoire pour savoir où en est un travail.
  • Des informations dispersées entre le logiciel, un cahier et des e-mails.
  • Une facturation qui bloque, ou des rejets de feuilles de soins mal suivis.

Classez ensuite ces gênes en deux groupes. Le premier touche les fonctions de base du logiciel : la facturation, la télétransmission des feuilles de soins, le dossier de soins. Le second touche l'organisation autour : l'agenda, les devis, les échanges avec le laboratoire. Cette distinction guide toute la suite.

Certaines gênes se règlent d'ailleurs sans changer d'outil. L'article pour gagner du temps sur la gestion administrative donne plusieurs habitudes simples, tâche par tâche.

Changer de logiciel dentaire : ce qu'une migration demande

Changer de logiciel revient à remplacer l'outil qui tient la facturation, les feuilles de soins et souvent les dossiers des patients. Ce choix se justifie quand les fonctions de base posent problème. Le logiciel n'évolue plus, le support ne répond pas, ou la facturation bloque trop souvent.

Une migration, c'est-à-dire le passage d'un logiciel à un autre, demande trois chantiers.

  • La reprise des données : les dossiers, l'historique des soins, les devis en cours et l'agenda passent de l'ancien logiciel au nouveau.
  • La formation de l'équipe : chaque poste apprend de nouveaux écrans, pendant que les patients continuent d'arriver.
  • La télétransmission : le nouveau logiciel lit les cartes Vitale et envoie les feuilles de soins dès le premier jour.

Avant de signer, vérifiez que le nouveau logiciel est agréé par le CNDA et homologué par le GIE SESAM-Vitale, et qu'il fonctionne avec vos lecteurs de cartes. Le CNDA est le centre de l'Assurance maladie qui valide les logiciels de facturation.

Prévoyez la bascule à une période calme, par exemple pendant une semaine de vacances. Gardez aussi une marge pour les imprévus, car la première semaine sur un nouveau logiciel est rarement la plus rapide.

Ajouter un outil à côté : ses apports et ses limites

Un outil ajouté à côté laisse le logiciel actuel à sa place. La facturation, la télétransmission et le dossier de soins restent où ils sont. L'outil prend en charge une partie de l'organisation, par exemple l'agenda, les devis ou le suivi des commandes au laboratoire.

Ses apports sont simples à voir. L'équipe garde ses habitudes sur le logiciel qu'elle connaît. Rien n'est à reprendre d'un coup, et l'outil peut se mettre en place une fonction après l'autre.

Ses limites existent aussi. L'outil doit échanger des informations avec le logiciel actuel, sinon l'assistante saisit deux fois le même patient. Il ajoute un écran au poste de travail. Et il ne règle rien si le problème vient de la facturation elle-même.

Un outil à côté convient donc quand le logiciel actuel fait bien son travail de base, et que la gêne vient de l'organisation autour.

La reprise des dossiers patients

Les dossiers des patients ne disparaissent pas avec l'ancien logiciel. Ils restent à conserver et à consulter, pour les patients suivis comme pour ceux qui ne sont pas revenus depuis longtemps. Avant une migration, faites préciser par écrit les points suivants.

  • Les données reprises : identité, historique des soins, radios, devis et rendez-vous.
  • Le format de l'export, et l'éditeur qui le réalise.
  • Les informations qui ne passeront pas d'un logiciel à l'autre, et la façon de les consulter ensuite.
  • L'accès en lecture à l'ancien logiciel après la bascule, et sa durée.

Le fichier d'export contient des données de santé : il ne doit jamais transiter par un e-mail non sécurisé. Demandez une remise sur un support chiffré, c'est-à-dire protégé par un mot de passe, ou par un dépôt sécurisé proposé par l'éditeur.

Avec un outil à côté, la question se pose autrement, car les dossiers restent dans le logiciel actuel. Demandez alors quelles informations l'outil lit dans ce logiciel, et lesquelles il garde de son côté.

Les questions à poser à chaque éditeur

Que vous changiez de logiciel ou que vous ajoutiez un outil, posez les mêmes questions à chaque éditeur.

  1. Quelles tâches votre outil prend-il en charge, et lesquelles restent au logiciel actuel ?
  2. Comment les informations passent-elles d'un outil à l'autre, et faut-il saisir deux fois le même patient ?
  3. Qui reprend les données, dans quel format, et selon quel calendrier ?
  4. Comment l'équipe est-elle formée, et qui répond en cas de problème ?
  5. Que faut-il installer au cabinet : un logiciel sur chaque poste, un serveur, ou une simple adresse web ?
  6. Comment récupérer vos données si vous arrêtez un jour ?

Faites écrire les réponses dans le devis ou le contrat. Une démonstration sur vos propres cas, avec vos types de rendez-vous et vos devis courants, vaut mieux qu'une présentation générale.

Remplacer ou compléter : le tableau pour décider

Situation du cabinet Choix le plus logique
La facturation ou la télétransmission posent problème Changer de logiciel
L'éditeur ne fait plus évoluer le logiciel, ou le support ne répond plus Changer de logiciel
Le logiciel fonctionne, mais l'agenda et les rappels prennent du temps Ajouter un outil à côté
Les devis de prothèse se refont à la main Ajouter un outil à côté
L'assistante appelle le laboratoire pour suivre chaque travail Ajouter un outil à côté
Le cabinet ouvre un second site et veut partager l'agenda Comparer les deux, selon ce que permet le logiciel actuel

Prenons un cabinet de deux praticiens dont la facturation fonctionne bien. Ses pertes de temps viennent des devis et des appels au laboratoire. Un outil à côté lui évite une migration complète. À l'inverse, un cabinet dont le logiciel ne reçoit plus de mises à jour a intérêt à changer, même si la bascule demande un vrai effort.

Assistdent, à côté de votre logiciel

Assistdent est une plateforme en ligne pour les cabinets dentaires. Elle s'installe à côté de votre logiciel actuel, comme Logos, Veasy ou Julie, sans le remplacer. Ses modules réunissent l'agenda et ses rappels par SMS, le dossier patient sur un seul écran, les devis, le flux laboratoire et un tableau de bord hebdomadaire. Rien n'est à installer sur un serveur : une adresse web et un identifiant suffisent.

Pour voir un outil qui s'installe à côté de votre logiciel sur vos propres cas, demandez une démonstration de 30 minutes en visio. Elle comprend un audit de compatibilité avec votre logiciel actuel, sans engagement.

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  • migration de logiciel
  • organisation du cabinet
  • dossier patient

Questions fréquentes

Combien de temps prend un changement de logiciel dentaire ?

Tout dépend du volume de données à reprendre, du nombre de postes et de la formation de l'équipe. Demandez à l'éditeur un calendrier écrit, de l'export des données à la première journée sur le nouveau logiciel. Placez la bascule à une période calme, et gardez l'ancien logiciel consultable pendant la transition.

Les dossiers patients de l'ancien logiciel sont-ils récupérables ?

Cela dépend des deux éditeurs, d'où l'intérêt de poser la question avant de signer. Faites préciser par écrit ce qui sera repris, dans quel format, et ce qui restera consultable seulement dans l'ancien logiciel. L'export voyage sur un support chiffré, jamais par un e-mail non sécurisé.

Faut-il garder l'ancien logiciel après une migration ?

Gardez au moins un accès en lecture, le temps de vérifier que tout a bien été repris. Cet accès vous permet aussi de consulter les informations qui ne sont pas passées dans le nouveau logiciel. Faites préciser au contrat sa durée et son coût éventuel.

Un outil ajouté à côté oblige-t-il à saisir deux fois les mêmes informations ?

Pas s'il échange les informations avec votre logiciel actuel. Demandez à l'éditeur ce qui passe d'un outil à l'autre, dans quel sens, et ce qui reste à saisir à la main. Faites-le montrer pendant la démonstration, sur un patient fictif.

Le logiciel actuel continue-t-il de gérer la télétransmission ?

Oui, tant que vous ne le remplacez pas. Un outil ajouté à côté ne retire au logiciel actuel que les tâches que vous lui confiez. Demandez à chaque éditeur la liste écrite des tâches qui restent au logiciel actuel, télétransmission comprise.

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